vendredi 12 janvier 2007

La Pierre du troisieme jour... TROYES 2005


Polska délivre l'espace occidental de ses habitudes. Elle réinvente l'objet sacral, le dévêt de ses certitudes, et désinstalle lieux et pas trop foulés.
Elle ne sait pas éteindre les choses, elle ne sait que créer de discrètes merveilles, transparentes, pudiques et ouvertes. Polska est l’archéologue de sa mémoire vitale, nomade et intime, rustique et sans frontière. Et ses oeuvres au poids de ciel partagent le temps et la lumière. Ce sont d’improbables talismans d’âme et de labeur, décalés, à l’écart, aux rêves élevés…
Ses sculptures à haut découvert sont d'abord des objets possibles venus de sa possible et forte humanité, archaïque, aérienne et fragile. Et le regard voyageur sait voir autrement, rassuré par la proximité de l’intime. Mais si proches sont les dures nostalgies de ses lointains. Ambiguïté aiguë du lieu saisi mis en éveil, éperdu et inconnu, entre magie et disparition, entre fabuleux parcours de vie, et poignant rituel d’abandon…
Les sculptures perdues de Polska naissent aux présences qui passent. Elles font toujours apparition. Elles ne cessent de veiller.
Et si elles semblent si vieilles, c’est qu’elles sont touchées par la lumière et les prières du temps.
Et l’espace s’éblouit.
Christian Noorbergen

Aucun commentaire: