samedi 24 novembre 2007




Hommage à Henri Michaux (Juin 1999)

Page blanche, immaculée, absolue, irradiante, presque divine,effrayante...
et moi, avec mes doutes et mes blessures, mes petits morceaux de rien

et mes grandes idées de tout...

silence attente silence souffle vide hurlement silence

et puis, je veux connaitre et je plonge et je raye et je tâche et j'écrase,
je balbutie, je noircis. J'ai peur. Le noir griffe, gicle, s'étale, s'enflamme,
poursuit, déchire mais jouit aussi, de tant de "beauté". J'enrage. J'embrase.

Pourquoi?
sans doute pour oublier la solitude

ou pour la mesurer ou la suspendre, ou la surprendre ou pour arrêter d'être narguée, surement pour inscrire et préserver le temps d'un espace, l'empreinte d'un geste, le rythme d'une respiration

comme un écho d'amour

ou une preuve de vie, tout simplement...






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